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Fiscalité:La persévérance du Maroc et le sésame de Bruxelles

Par Adil Zaari Jabiri

 

Le Maroc sort définitivement de «la liste grise» de l’UE communément appelée des «paradis fiscaux». Le verdict était connu depuis quelques jours déjà après l’évaluation positive établie par l’OCDE de «la juridiction Maroc» (c’est le terme consacré pour désigner le pays ou le territoire évalué) mais le sésame européen ô combien difficile à obtenir a été annoncé ce lundi par Bruxelles.

«Depuis 2018, le Maroc s’est engagé dans des actions visant à garantir la conformité de son système fiscal avec les principes mondiaux de transparence et d’imposition équitable, tels qu’inscrits dans les critères de la liste de l’UE», a déclaré à la MAP un porte-parole de l’Union européenne.

Pour lui, le Maroc se conforme désormais à toutes les normes fiscales internationales qui lui permettent de figurer dans le club restreint des pays qui ont fait preuve d’une évolution positive de leurs législation et pratiques fiscales.

Cette décision, si elle conforte les bons choix opérés en matière de politique économique du pays, elle confirme aussi la pertinence des mesures prises en termes de gouvernance et de transparence fiscale, conformément aux normes internationales.

Elle s’ajoute aux nombreux classements établis par les institutions de rating qui placent le Maroc en pole position des pays où il fait bon investir.

La décision européenne renseigne également sur les perspectives que pourront désormais entrevoir les deux partenaires, le Maroc et l’UE, en toute confiance dans l’aboutissement des projets et processus en cours dans le cadre de leur partenariat de prospérité partagée décidé lors du dernier Conseil d’Association dans lequel la convergence économique et la cohésion sociale sont un élément clé, l’objectif final étant de travailler à une intégration économique progressive entre Rabat et Bruxelles.

Le Maroc sur la liste verte européenne est donc un gage de confiance supplémentaire qui augmente l’attractivité du Royaume et rassure l’investisseur sur le caractère sain de la fiscalité marocaine.

Mais comme à chaque effort sa récompense, le Maroc étant arrivé à ce stade à la faveur de nombreuses réformes volontaristes certes, mais indispensables à son arrimage à l’économie de marché, il serait judicieux que l’UE lui ouvre la voie pour prendre part, en tant que partenaire associé, à la réflexion et à la prise des décisions communautaires autour de thématiques d’intérêt commun comme la fiscalité ou la réglementation commerciale, ce qui renforcera l’intégration économique non seulement entre le Royaume et l’UE, mais aussi au sein du continent africain.

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